Date: Vendredi 1 mai 2026
Lieu: Salle F-1455
Centre de recherche CERVO
Quebec, Quebec G1J 2G3Synthia GuimondProfesseure régulière en psychologie à l’Université du Québec en Outaouais; Professeure associée à l’Université d’Ottawa et Carleton University; Directrice de la Clinique de recherche en santé cognitive du Royal et du Laboratoire de remédiation cognitive et de neuro-imagerie; Chercheuse à l’hôpital le Royal et au CISSS de l’Outaouais
Les déficits cognitifs, incluant les difficultés d’attention, de mémoire et de cognition sociale, sont très prévalents chez les personnes vivant avec un trouble psychotique. Ils ont un impact majeur sur le fonctionnement et sur le rétablissement. Malgré leur importance clinique, ces difficultés demeurent encore peu évaluées et rarement prises en charge dans les services de psychiatrie au Canada. Cette conférence portera sur des travaux récents visant à mieux comprendre ces troubles cognitifs et à développer des interventions pertinentes pour les patients et compatibles avec les réalités des pratiques cliniques. Un enjeu central pour améliorer la prise en charge des troubles cognitifs en psychose est de mieux comprendre les processus cérébraux et neurobiologiques qui y sont associés. Dans cette perspective, je présenterai nos nouveaux résultats mettant en évidence l’implication du système cholinergique dans les troubles cognitifs observés dans la schizophrénie. Ces travaux ouvrent la voie à de nouvelles pistes pour le développement de traitements ciblant la cognition. Je présenterai ensuite le processus de co-construction ayant mené au développement de ThinkTactic VR, un programme de remédiation cognitive en réalité virtuelle. Les résultats préliminaires indiquent une forte adhésion, une bonne acceptabilité et des effets prometteurs, en particulier sur la cognition sociale et le fonctionnement au quotidien. Enfin, j’aborderai les études en cours visant à soutenir l’intégration de la remédiation cognitive dans les milieux cliniques de la région de l’Outaouais, en mettant l’accent sur les barrières et les facilitateurs d’implantation, ainsi que sur l’importance de la collaboration avec les personnes ayant une expérience vécue.
