
Une étude révèle comment l’activité physique et un milieu de vie favorable stimulent la production d’une protéine essentielle à la santé vasculaire, diminuant les effets néfastes du stress et prévenant la dépression
Une équipe de recherche de l’Université Laval pourrait bien avoir trouvé pourquoi l’exercice physique et le fait de vivre dans des conditions socioéconomiques favorables réduisent le risque de dépression. En effet, chez des animaux de laboratoire aux prises avec un stress social chronique, l’une des principales causes de la dépression, l’activité physique et un environnement enrichi ont permis de maintenir l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique dans des régions du cerveau associées à l’humeur et la régulation des émotions. Les travaux, qui viennent de paraître dans la revue Nature Communications, ont mis en lumière le rôle clé joué par une protéine du cerveau, la Fgf2, dans ce mécanisme de protection et son potentiel comme biomarqueur des troubles de l’humeur.
«La barrière hémato-encéphalique a des lignes de défense formées de plusieurs types de cellules qui ne sont pas collées ensemble. Ce qui ferme les trous entre les cellules de la première ligne, c’est la protéine claudin-5. Sans elle, la barrière perd son étanchéité», rappelle la responsable de l’étude, Caroline Ménard, professeure à la Faculté de médecine de l’Université Laval et chercheuse au Centre de recherche CERVO.
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